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Histoire de la vallée

De l'époque romaine à l'indépendance

A l'époque romaine et pendant plusieurs siècles, Arlon (Orolaunum vicus) qui revendique le privilège de la plus ancienne ville belge, fonctionne comme métropole régionale, dans le rayonnement plus large de la grande " civitas " de Trèves. Arlon est située à l'intersection de la voie romaine principale Reims-Trèves et de la voie secondaire Metz-Tongres.

Lors des invasions " barbares " du Vème siècle, les Francs ripuaires s'installent massivement dans la région et introduisent une langue nouvelle, le Francique Mosellan, dialecte germanique qui survit encore actuellement. Il a été et reste un élément de la constitution du " Pays " d'Arlon et explique encore aujourd'hui, au moins partiellement, les horizons Est et Sud du Pays d'Arlon et les horizons Est plus intenses de la Vallée de l'Attert.

Dès le début de l'Époque féodale, Arlon est le chef-lieu d'un " Pagus " désigné en l'an mille comme " Pagus arretensis". Au Xième siècle, Arlon est élevé au rang de Comté par la volonté de Waleran Ier, le Vieux. Waleran II s'installe sur les bords de la Vesdre. Il garde la possession d'Arlon mais n'y réside pas. Henri Ier (1082-1119) érige le Comté de Limbourg en duché. Il est ainsi duc de Limbourg et Comte d'Arlon. Henri III, dit aussi le Vieux (1167-1221), est l'arrière petit-fils de Henri Ier. Henri III a un fils. Il s'appelle Waleran IV.

E n 1214, Waleran IV épouse Ermesinde, Comtesse de Luxembourg. A cette occasion, Henri III érige le Comté d'Arlon en marquisat et le cède à son fils pour que ce dernier le constitue en douaire à Ermesinde. Par la suite, Arlon et sa région devenu Marquisat, partagera les destinées du Comté de Luxembourg et ce jusqu'en 1839. Tout au long de son règne, Ermesinde (1186-1247) assurera l'expansion du Comté de Luxembourg dans la paix et la prospérité.

A la mort de Wenceslas, en 1383, devenu premier Duc de Luxembourg, le Duché atteint son étendue maximale, quelques 10 000 km2. Il s'étend de Beauraing à Manderscheid, de Buzy et Dauvillers à St Vith.

C'est aussi la fin du Luxembourg en tant qu'État indépendant et puissance politique qui a donné des Empereurs à l'Allemagne et qui a guerroyé à Crécy et à travers l'Europe.

En 1441, Philippe le Bon proposa à la Duchesse Elisabeth de Goerlitz de lui racheter ses droits sur le Duché. La noblesse des villes s'y opposa. Philippe le Bon s'empara de la Forteresse de Luxembourg en 1443. Le Luxembourg dans sa dimension d'alors fut réduit au rang de simple Province avec la centralisation politique et administrative que cela suppose. On connaît les modifications de frontières par le jeu des Princes et des États. Le Luxembourg évolue dans sa territorialité. Cependant il restera une unité administrative jusqu'à la révolution française.

Notons au passage que le Luxembourg ne s'associera pas à la révolution Brabançonne. Ceci peut s'expliquer par 4 raisons; l'éloignement, le caractère essentiellement rural, la pauvreté et l'importante garnison autrichienne qui tient la forteresse de Luxembourg.

En 1795, la France annexe la Belgique et le Luxembourg. Les nouvelles divisions administratives font éclater l'ancien Duché de Luxembourg. Le département des Forêts regroupe 384 communes et a son siège à Luxembourg. Il est divisé en 4 arrondissements: Luxembourg avec le Canton d'Arlon, Bitburg, Diekirch et Neufchâteau.

En 1815, suite au traité de Vienne, la Belgique est unie aux Pays-Bas, mais le territoire correspondant plus ou moins à l'ancien Département des Forêts est érigé en un Grand-Duché indépendant remis au roi Guillaume à titre personnel et incorporé à la Confédération germanique. Les limites exactes sont celles du Grand-Duché actuel et de la province belge du Luxembourg. Luxembourg est occupée par une garnison prussienne pour des motivations stratégiques. Elle représente la Confédération germanique.

Contrairement à l'esprit du Congrès de Vienne, le roi Guillaume incorpore de fait le Grand-Duché aux Pays-Bas et le gère comme toute autre Province. Il désigne son fils comme héritier du tout indivisible.

Pendant la période hollandaise, le Luxembourg enregistre une forte natalité et une baisse des décès grâce surtout à la propagation de la vaccination. Si le Luxembourg, essentiellement rural, est la plus grande province des Pays-Bas. Elle est aussi la plus pauvre. Ceci explique les grandes vagues d'émigration à partir de 1827 vers la Hongrie, vers la France puis vers le Nouveau Monde. En 1823, le pays fait l'objet d'un nouveau découpage administratif. Les communes du Luxembourg sont regroupées en 8 quartiers, puis districts, puis arrondissements. Le quartier d'Arlon regroupait 34 communes. Il est en grande partie resté belge lors de la partition du Luxembourg en 1839. Il faut noter entre 1817 et 1827, la construction de la route Marche-Bastogne-Arlon dans son tracé actuel. Le régime hollandais n'ayant pas été défavorable au Grand-Duché de Luxembourg, on trouve peut-être là les raisons d'une réaction plus tardive par rapport aux autres provinces, aux revendications d'indépendance qui secouent le pays en 1830.

L a Souveraine Conférence de Londres doit régler le problème de la scission des Pays-Bas souhaitée par les provinces du sud. Ainsi donc, lorsqu'en 1830-1831 se repose la question du destin du Duché de Luxembourg, la Conférence de Londres décide que "La Belgique sera formée de tout le reste des territoires qui avaient reçu la dénomination de Royaume des Pays-Bas dans le traité de Vienne de 1815, sauf le Grand-Duché de Luxembourg qui, possédé à titre différent par les princes de la maison de Nassau, fait et continuera à faire partie de la Confédération germanique", avec une garnison prussienne à Luxembourg. Bruxelles proteste contre cette exclusion. Le traité des XXIII articles de 1831 confirme l'exclusion mais prévoit des possibilités d'échange et de rachat. Le roi Guillaume rejette le traité et les hostilités reprennent. La Souveraine Conférence craint visiblement un conflit entre la France et la Prusse, principalement à propos du Duché de Luxembourg. La Conférence de Londres impose alors le traité des XXIV articles. Ce traité prévoit que le Grand-Duché sera coupé en deux verticalement sur base de considérations linguistiques. La partie francophone sera belge, la partie germanophone restera possession de Guillaume d'Orange sous la dénomination de Grand-Duché de Luxembourg. Ce principe général est corrigé par deux exceptions: au nord quelques communes francophones du district de Bastogne resteront luxembourgeoises et l'inverse pour quelques autres et ceci simplement par ignorance des autorités centrales et européennes à propos de la langue parlée dans ces communes.

Au sud, par contre, c'est volontairement que la Région d'Arlon, de langue germanique est incorporée à la Belgique. L'objectif était de soustraire l'axe Longwy-Liège au contrôle des autorités hollandaises. L'objectif recherché fut cependant près d'échouer. En effet les négociateurs travaillant sur des cartes anciennes et confondant l'ancienne chaussée Marie-Thérèse passant à l'ouest de Martelange et la route hollandaise de 1817-1827, l'actuelle N4, faillirent laisser Martelange au Grand-Duché en soustrayant partiellement la dite N4 à l'autorité Belge. Mais passons.

Le roi Guillaume rejette également ce nouveau traité. C'est une désorganisation administrative totale.

- Les Belges essaient d'imposer leur pouvoir et nomment un gouverneur pour le Duché, Jean-Baptiste Thorn résidant à Arlon. Ils y sont encouragés par le ralliement progressif des villes et communes. - Les Hollandais gardent ou essaient de garder leur administration propre. - Enfin le gouverneur militaire tient la forteresse de Luxembourg avec une garnison prussienne pour le compte de la Confédération germanique.

"Contre le morcellement à tout prix" est le sentiment général de l'époque dans l'ancien Duché: - Les villes se sont ralliées progressivement à la Belgique dans ce but. - Le 19 février 1831, Guillaume d'Orange fait une proclamation générale entièrement libérale en faveur des habitants du Duché. Des groupes se forment contre le morcellement y compris à Arlon et cette fois au bénéfice de la maison d'Orange. - Le 31 décembre 1838, le gouverneur Willmar, toujours en poste à Luxembourg pour le Duché indépendant, écrit au Ministre de l'Intérieur: "Le projet de la réunion à la France est de loin, celui qui éprouve le moins de répugnance de la part de cette province. Il est à craindre qu'il ne soit chaudement soutenu par le commerce des fers, du cuir, des draps et du bétail". Les industriels regardaient vers le France. Ils auraient ainsi retrouvé le marché important, proche et riche de la Lorraine et de la France (suivant V. Molitor).

En Mars 1838, un nouveau coup de théâtre vient précipiter le destin des Luxembourgeois. Le Roi Guillaume accepte le traité des XXIV articles. Le traité définitif, signé à Londres le 19 avril 1839 consacre la partition du Duché. 1839, la séparation des 2 Luxembourg est consommée. Le Grand-Duché signe rapidement avec la Prusse le traité économique "le Zollverein", début de son redémarrage économique. Le Luxembourg belge entre en dépression économique. A l'est, les échanges traditionnellement fort fructueux avec le Grand-Duché actuel sont ralentis par un système de douane prohibitif. Au sud, la nouvelle frontière hermétique avec la France coupe le sud-Luxembourg belge d'un marché traditionnellement prospère. C'est le coup de grâce pour les forges notamment. Au nord, le massif ardennais, l'absence de communication, l'éloignement de Bruxelles , tiennent le sud Luxembourg à l'écart. Pour Bruxelles, le Luxembourg est loin, peu peuplé ... Un simple exemple! Dès 1834, le nouvel État belge prévoyait, au départ de Malines, un réseau de chemins de fer dans toute la Belgique, sauf dans le Luxembourg. Le premier désenclavement viendra avec la construction de la ligne 162 qui arrive à Arlon en 1858 et l'année suivante à la frontière Grand-Ducale. Elle est due à la "Grande compagnie du Luxembourg". Ce sont essentiellement des capitaux anglais ! En effet, les Anglais souhaitaient construire un axe ferroviaire continu entre Londres et l'Italie et puis au-delà. La desserte locale est secondaire. Marche- St Hubert-Neufchateau sont évitées pour des raisons de coût d'investissement.

En 1874, les premiers hauts fourneaux à coke s'installèrent à Athus. C'est le prolongement du grand bassin sidérurgique lorrain avec Longwy, Thionville mais aussi Musson, Halanzy ainsi que Rodange et Dudelange au Grand-Duché.

Une fois encore, l'histoire économique et la géographie se soucient peu du caprice des gouvernements. Un autre exemple. Le bassin s'étend sur trois états. Les gisements de minette n'ont pas de frontière. Certaines inclinaisons traditionnelles réapparaissent.

 
 
De l'indépendance à nos jours

La Vallée de l'Attert comme entité administrative existe depuis 1977.

Sous l'ancien régime, on ne peut à aucun moment déceler la trace d'une unité administrative ou économique en dehors de la dépendance envers la Prévôté d'Arlon. On peut même déceler deux tendances. A l'Est, la mairie d'Attert regroupe les villages d'Attert, Grendel, Nothomb, Tontelange, ... Vers l'ouest les villages dépendent de la Seigneurie de Raggi, en fait de la Seigneurie du Pont d'Oye, une seigneurie non hautaine. La révolution française découpe le territoire en mairies. Le principe résistera aux changements de régime mais les limites varieront régulièrement jusqu'en 1977.

- Si les communes de Thiaumont et de Nobressart sont assez stables, à l'est c'est un remue-ménage permanent. Les Français établissent une mairie à Post, indépendante d'Attert avec les villages de Schadeck et Schockville. Attert regroupe Grendel, Nothomb et Tontelange. Parette est rattaché à la mairie de Perlé et Metzert à Heinsch. - En 1823, sous le régime hollandais, la mairie de Post est intégrée à Attert. - En 1839, Parette est belge et coupé de Perlé. Pendant 4 ans, il restera sans administration. Les gens se débrouillent avec l'ancien conseiller Asselborn. - En 1843, le village est enfin rattaché à Attert: Ensuite on démembre. - En 1859, Tontelange demande à être érigé en commune indépendante. Le 7 avril 1865, c'est chose faite. Tontelange est constitué en commune avec Metzert détaché de Heinsch. - Le 7 avril 1865, Nothomb et Parette obtiennent à leur tour d'être constitués en commune indépendante. - Avant le regroupement général de 1977 !

Les paroisses étaient encore plus morcelées. A Thiaumont, la paroisse et la commune coïncident géographiquement. La commune de Nobressart comptait deux paroisses, une à Nobressart, une à Heinstert. Attert avait aussi deux paroisses: Attert et Post. Ajoutons à cela des vicaires jadis permanents à Metzert, à Schockville,.. On ne s'étonnera donc pas qu'il aura fallu 20 ans de fusion et 20 ans de développement rural commun pour que les "esprits de clocher" s'érodent quand même un peu...

L'unité de la Vallée est avant tout géographique (une tête de vallée) culturelle et linguistique "le parler local francique-mosellan" le même que celui parlé et reconnu au Grand-Duché de Luxembourg.

Nous terminerons ces rappels historiques par quelques mots sur l'enseignement. En 1840, le Conseil Communal d'Attert approuve le premier règlement scolaire cohérent. Il nous donne un détail sur les matières enseignées et à quels moments.

Classe inférieure: -"Lecture en français et en allemand, depuis la connaissance des lettres jusqu'à la lecture des polysyllabes. - Premières notions du langage familier français. - Calcul intuitif. - Premiers principes de l'écriture allemande et de l'écriture cursive française".

Les deux langues sont donc enseignées conjointement, mais l'allemand étant parlé plus naturellement, on ajoute une "première" notion du langage familier français. On ne spécifie pas non plus dans quelle langue est enseigné le calcul intuitif.

Classe supérieure: - "Lecture courante en français et en allemand. - L'écriture en continuant les principes commencés dans la classe inférieure. - Les 3 premières règles de l'arithmétique sur les nombres entiers. - Quelques notions de géographie, sur l'Europe en général et la Belgique en particulier".

Ici non plus, il n'est pas précisé si l'arithmétique, la géographie sont enseignées en français ou en allemand. On ne parle pas de la religion, de la Bible qui étaient certainement au programme dans les écoles de la région comme le laisse supposer la Commission d'instruction qui comprenait le Bourgmestre, un échevin, un conseiller et le curé.

Il semble bien qu'avant la guerre 1914-1918, ces enseignements étaient donnés en allemand. La guerre 14-18 a modifié quelque peu les données, l'affirmation du pouvoir central également. L'allemand et le français se partagent alors l'enseignement de la religion, de l'arithmétique, de la géographie. La religion et la Bible s'enseignent généralement en allemand, l'arithmétique, en français. Enseigner dans les deux langues et non enseigner une seconde langue. Comment pouvait-on faire mieux pour obtenir des parfaits bilingues ? Beaucoup de jeunes qui abordaient l'enseignement secondaire, choisissaient Virton pour parfaire le français.

40-45 est une période noire pour le Pays d'Arlon. Après l'Alsace, les Cantons de l'Est, le Grand-Duché, c'est le Pays d'Arlon que le Reich veut annexer. La propagande est intense, la résistance également. Après la dernière guerre, la langue allemande est éliminée de l'école primaire. Seul le français a droit de cité. C'est une réaction émotive et uniformatrice après 5 années de tristesse et d'horreur. C'est aussi la volonté d'affranchissement culturel par rapport à un grand voisin alors ennemi. C'est aussi le fait du renforcement d'Arlon comme centre administratif, qui attire de plus en plus de gens venant de l'intérieur de la Province et qu'on appelait ici encore dans les années cinquante "les Wallons ".

Heureusement 50 ans après, les rejets se sont éteints, les relations lotharingiennes historiques se sont réveillées. Le Grand-Duché par sa double culture est à l'origine de ces horizons redécouverts. La région a repris conscience de l'intérêt de sa double culture et de son bilinguisme traditionnel. De ce côté, l'avenir est plutôt ensoleillé.

Nous terminerons par l'énoncé d'un fait intéressant: Attert terre rurale a connu et connaît encore des établissements scolaires intéressants.

De 1888 aux années 1950, il existait à Schadeck un institut d'enseignement moyen l"Institut Molitor": Ecole moyenne libre, école de français, école agricole et école de mécanique-électricité. Quatre sections qui servaient bien la région rurale.

Tous ont encore le souvenir de l'école ménagère et de l'école d'ouvroir tenue à Attert par les Soeurs de la Doctrine Chrétienne.

Aujourd'hui, l'école de langues de Thiaumont appelée "Pro-Linguis" jouit d'une excellente renommée.

Sans oublier la réputation des écoles primaires communales pour leur dynamisme et leurs innovations permanentes.
 
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mercredi et vendredi de 13h30 à 16h30

Permanences du samedi matin

(30 septembre, 21 octobre, 25 novembre

et 16 décembre) de 9h à 11h30

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